MOOC : Vieillir en santé en 6 étapes (en anglais)

MOOC : Vieillir en santé en 6 étapes (en anglais)

Aujourd’hui de nombreuses études montrent que l’environnement est le principal moteur du mode de vie et du processus de vieillissement. Un MOOC anglais fort intéressant développe cette thématique :  « Healthy ageing in 6 Steps. Let your environment do the work. »

Le  processus du vieillissement est comme une urgence au ralenti : à la différence d’un crash de voiture ou d’avion, aux effets immédiats, le vieillissement est tout aussi mortel mais il met 20 ans à se mettre en place…

Intérêt du MOOC

  • Formation gratuite, ouverte à tous publics, sans condition d’âge ou de prérequis
  • Invite à prendre conscience & réfléchir à l’impact de notre mode de vie et de notre environnement sur le processus de vieillissement.
  • Incite à repenser son environnement quotidien pour nous inciter à faire des choix sains.
  • Appel à faire évoluer les mentalités pour passer des environnements malsains vers des environnements où il fait bon vivre et vieillir en santé.
  • Appel à réactions et actions pour une nouvelle santé publique

L’objectif de ce MOOC peut paraître fort ambitieux. A vous de le découvrir et de nous faire part de votre point de vue.

Accès au MOOC

Accessible dès à présent sur la plateforme EDX.
Durée : 6 semaines. Effort à fournir : 2-3 heures par semaine.

Agenda détaillé

  • Semaine 1 : Anciens gènes dans un nouvel environnement
    Le cours examine d’abord comment les gens vieillissaient dans le passé. Les auteurs partagent les résultats de nos 9 années de travail sur le terrain en Afrique rurale, dans la région de l’est dans le nord du Ghana. Ensuite, ils examinent comment différentes personnes vieillissent dans notre environnement moderne, caractérisé par de faibles niveaux d’activité physique, des niveaux élevés d’aliments riches en calories, par le stress chronique de notre économie de 24 heures et par le changement de rythme de réveil et de sommeil qui l’accompagne. Notre environnement moderne nous rend malades.
  • Semaine 2. Le réflexe médical et l’alternative
    La deuxième semaine est consacrée à l’analyse de l’approche médicale actuelle. Les médecins traitent les symptômes de notre mode de vie malsain par des médicaments. C’est comme mettre la charrue avant les bœufs. Pourquoi attendre que notre mode de vie nous rende malades et ensuite corriger les symptômes avec des pilules au lieu de régler le problème, notre mode de vie ? Il y a donc une fenêtre d’opportunité pour s’éloigner de cette approche.
  • Semaine 3. Comportements inconscients en matière de santé
    On nous dit ce que nous devrions faire pour rester en bonne santé jusqu’à des âges avancés mais notre corps ne le veut pas car nos choix sont fortement influencés par notre environnement. Dès lors, les comportements inconscients sont peut-être la clé de la mise en oeuvre de modes de vie sains dans notre routine
  • Semaine 4. Piratage d’environnements quotidiens
    Ce module examine certains environnements communs et étudie comment les réaménager pour vivre plus sainement : cuisine, chambre à coucher, bureau, cantine scolaire et cafétéria du bureau.
  • Semaine 5. Voisinage, environnement public et transports : le cas de Copenhague
    Ce module examine le voisinage, l’environnement public et les transports en prenant l’exemple de la ville de Copenhague. Comment de petits changements dans un quartier peuvent-ils favoriser l’interaction sociale avec les voisins ? Comment une ville peut-elle séduire ses habitants pour utiliser le vélo plus souvent que la voiture?
  • Semaine 6. Une nouvelle santé publique
    Lorsqu’il s’agit de promouvoir la santé d’une manière radicalement différente, il faut investir massivement dans les infrastructures. Cela exige une vision holistique de la santé publique. Une santé qui n’est pas seulement promue par les médecins et les hôpitaux, qui sont financés par le ministère de la santé. Ce module étudie une nouvelle santé publique qui met l’accent sur les populations en santé plutôt que sur les personnes malades. On s’interroge ainsi sur le rôle du gouvernement, de l’employeur, du médecin de la nouvelle santé publique, des familles et des individus.

Résumés et échanges en français

Si toutes ces questions et leurs réponses vous concernent et vous intéressent mais si hésitez à suivre un MOOC en anglais, la SFTAG vous invite à découvrir sur ce site des résumés et un espace d’échange.

Nadia Hardy-Dessources, en sa qualité que Présidente de la commission Formation et information de la SFTAG, a invité des partenaires européens et anglophones qui suivent ce Mooc à l’aider à organiser une classe virtuelle d’une heure en français.

Pour vous inscrire aux classes virtuelles de la SFTAG, il vous suffit d’adhérer à la SFTAG  pour bénéficier ainsi des droits réservés à nos membres actifs

 

MOOC : une autre manière de se former

MOOC : une autre manière de se former

Les MOOC (Massive Open Online Courses ) proposent chaque année de nouvelles formations courtes en ligne. Lancés à la fin des années 2000 par les universités nord-américaines, ils connaissent désormais un succès fulgurant et mondial : 5.000 MOOC dans le monde, dont 3.000 en anglais et 600 en français. Il est possible de se former à distance et à son rythme sur presque n’importe quel sujet.

Les trois composantes clés du modèle MOOC sont :

  • un cours spécialisé réalisé par un ou plusieurs enseignants de renom (Course) ,
  • une formation en ligne qui s’adresse à tous les internautes (Online)
  • un accès gratuit et sans conditions, notamment de diplôme (Open).

D’une durée de quelques semaines, les MOOC ont déroulent leur programme selon un calendrier précis, supervisé par une équipe pédagogique disponible pendant toute la durée du cours. Les internautes disposent de ressources pédagogiques variées (vidéos, ressources internet, documents PDF à télécharger, quizz…) ainsi que d’un forum de discussion. De plus, de nombreux MOOC proposent des temps forts « live », généralement sous forme de webinaires, pour permettre aux enseignants et aux experts de répondre aux questions des internautes.

Les MOOC sont très différents de simples ressources disponibles en ligne. Ils permettent à n’importe quel internaute curieux de pouvoir explorer un champ de la connaissance qui l’intéresse et ainsi améliorer sa culture générale. Les MOOC délivrent des attestations de participation ou de réussite, lorsqu’ils comportent des temps d’évaluation.

Le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), l’un des leadeurs de la formation continue en France, par­ticipe aussi à ce développement. Les retraités et préretraités de plus de 60 ans représentent ainsi de 15 % à 20 % des inscrits aux différents MOOC de l’école. Ces anciens « suivent des cours de mathéma­tiques, d’informatique – avec notre MOOC “écrivez votre premier program­me avec Java”. Nous avons autant de retraités ­inscrits que de jeunes de moins de 20 ans », commente Isabelle Gonon, la respon­sable des MOOC du CNAM.

Les motivations de ce public « inter-âge » sont en lien avec ce que Dominique Thierry, auteur de Soyez un retraité heureux (ESF Editeur, 2014), considère être les quatre piliers d’une retraite ­réussie. « Pour les 60 ans et plus, il est essentiel de structurer un nouveau projet de vie autour de l’entretien de son ca­pital santé, de ses ressources intellectuelles, affectives et des liens sociaux », précise ce coach certifié en transition professionnelle, qui réalise des formations ­financées par les employeurs (1 300 euros la journée) sur la préparation à la retraite. (Le Monde)

Une des limites des MOOC concerne l’assiduité des participants. En effet, on estime que seuls 10% des participants ne suivent pas le cours en totalité.  Soit parce qu’ils s’inscrivent mais n’y participent pas en réalité (phénomène connu du « no-show »), soit parce qu’ils ont surestimé leur disponibilité, soit encore parce qu’ils découvrent que le cours ne leur convient pas ou ne leur plaît pas.