Cyber-EHPAD pilote à Conches-en-Ouche

Cyber-EHPAD pilote à Conches-en-Ouche

La technologie au service du bien-être des résidents et des soignants

La digitalisation de l’EHPAD a pour objectif d’améliorer le confort de tous :  résidents, équipes soignantes, personnel administratif et technique.

Cela se traduit par diverses mesures :

  • accès internet dans toutes les chambres, avec TV intelligente et multimedia
  • messagerie sécurisée, visiophonie pour favoriser le contact avec les proches
  • dossiers médicaux informatisés accessibles partout dans l’EHPAD
  • chaque chambre dispose d’une tablette tactile pour mettre à jour en temps réel les dossiers de soins (pour une plus grande réactivité)
  • téléconsultations
  • système de géolocalisation des résidents
  • contrôle intelligent d’accès aux chambres
  • vidéo-surveillance dans les zones de grandes circulations
  • luminothérapie dans l’unité protégée Alzheimer
  • bâtiment intelligent
  • optimisation de la consommation énergétique
  • gestion technique centralisée
  • présence d’un Living Lab pour tester des technologies innovantes

L’architecture au service de la vie

Un EHPAD est un lieu de vie avant tout. Ce n’est pas seulement un lieu d’hébergement, c’est aussi un lieu où les gens doivent pouvoir mener une vie active, libre et dynamique, dans la mesure de leurs possibilités. C’est bien sûr un lieu de soins : la notion de soin englobe les aspects matériels du quotidien, mais aussi la dimension sociale, culturelle et ludique de la vie du résident. L’architecture d’un tel équipement se doit d’accompagner cette philosophie : l’architecture, elle aussi, doit « prendre soin » des résidents. Elle doit proposer des espaces diversifiés, chaleureux, respectueux de l’individualité de la personne, propres au développement d’une vie digne et sereine.  (Artefact)

Les Babayagas : une autre façon de vivre la vieillesse

Les Babayagas : une autre façon de vivre la vieillesse

A Montreuil, la maison des Babayagas propose un cadre de vie différent à des femmes de plus de 60 ans qui veulent vieillir indépendantes et autonomes. 

Dès 1995, le projet des Babayagas germe dans l’esprit de Thérèse Clerc. Mais ce n’est qu’en 2012 que la Maison des Babayagas voit le jour. Cette maison solidaire accueille une vingtaine de femmes de plus de 60 ans aux revenus modestes. Une belle alternative à la « ghettoïsation » des personnes âgées dénoncée dans le rapport du CNCE.

Portant un regard différent sur le vieillissement, la Maison des Babayagas, tirant son nom d’une figure de vieille sorcière de conte russe, constitue un projet particulièrement innovant. Il est en effet pensé comme une « anti-maison de retraite » permettant aux femmes qui l’habitent de se prendre en charge et s’entraider pour bien vieillir. Mené par une association, il se veut un lieu de vie privilégiant l’autonomie et la démocratie participative. (Wikipedia)

Un habitat partagé pour une retraite active (version longue) from On passe à l’acte on Vimeo.

La Maison des Babayagas apporte une réponse politique et citoyenne à des enjeux de société.

Elle fait le pari que les personnes peuvent elles-mêmes individuellement et collectivement­ prendre en charge leur vie, solidairement, dans un espace totalement ouvert sur la ville et la société.
La Maison des Babayagas est une alternative au maintien à domicile qui confère trop souvent à l’isolement et à la dépendance lorsqu’il est subi.

Le réseau Jhapa collecte des ressources sur l’habitat partagé et accompagné, c’est-à-dire dédié aux personnes handicapées ou en perte d’autonomie. Leur site recense les structures existantes en France.
Dé-ghettoïser les EHPAD

Dé-ghettoïser les EHPAD

Dans un rapport de 68 pages, le CCNE (Comité consultatif national d’éthique) analyse les conditions de vie des personnes âgées, leur concentration dans des établissements adaptés, et les politiques publiques qui pourraient permettre de mieux les inclure dans la société. Il y dénonce la « ghettoïsation » des EHPAD et invite à «penser l’EHPAD hors l’EHPAD par le biais de constructions nouvelles à usage d’habitation, l’encouragement au développement de l’habitat intergénérationnel, d’habitations autogérées par les personnes âgées elles-mêmes ». 

Fin 2016, il y avait 577.708 personnes âgées en hébergement permanent en France, et les agences régionales de santé (ARS) ont prévu d’installer 12.320 places d’hébergement permanent supplémentaires dans la période 2017-2021.
Les trois quarts des personnes résidentes interrogées auraient souhaité ne pas vivre la fin de leur existence en EHPAD. Selon la DREES, trois quarts des résidents en EHPAD et en maisons de retraite sont des femmes. L’âge moyen des résidents est de 85 ans (en progression de 10 mois par rapport à 2007). L’âge d’entrée en institution est de plus en plus tardif (en moyenne de 84 ans et 5 mois). La durée moyenne de séjour est de 2 ans et demi. Les résidents cumulent en moyenne 7,9 pathologies. Neuf sur dix souffrent d’affections neuropsychiatriques organiques ou fonctionnelles souvent réactionnelles à leur condition de vie. En institution, 86% des personnes âgées de 75 ans ou plus sont dépendantes, contre 13% des personnes du même âge vivant à domicile. 68% souffrent troubles cognitifs plus ou moins invasifs pour leur entourage immédiat.
Le tarif médian (hébergement + ticket modérateur dépendance), calculé par la CNSA, de 1.949 € par mois, représente l’équivalent de 114% du revenu mensuel moyen d’un retraité, avant aides sociales.

Téléchargez le rapport complet de la CCNE