Dans un rapport de 68 pages, le CCNE (Comité consultatif national d’éthique) analyse les conditions de vie des personnes âgées, leur concentration dans des établissements adaptés, et les politiques publiques qui pourraient permettre de mieux les inclure dans la société. Il y dénonce la « ghettoïsation » des EHPAD et invite à «penser l’EHPAD hors l’EHPAD par le biais de constructions nouvelles à usage d’habitation, l’encouragement au développement de l’habitat intergénérationnel, d’habitations autogérées par les personnes âgées elles-mêmes ». 

Fin 2016, il y avait 577.708 personnes âgées en hébergement permanent en France, et les agences régionales de santé (ARS) ont prévu d’installer 12.320 places d’hébergement permanent supplémentaires dans la période 2017-2021.
Les trois quarts des personnes résidentes interrogées auraient souhaité ne pas vivre la fin de leur existence en EHPAD. Selon la DREES, trois quarts des résidents en EHPAD et en maisons de retraite sont des femmes. L’âge moyen des résidents est de 85 ans (en progression de 10 mois par rapport à 2007). L’âge d’entrée en institution est de plus en plus tardif (en moyenne de 84 ans et 5 mois). La durée moyenne de séjour est de 2 ans et demi. Les résidents cumulent en moyenne 7,9 pathologies. Neuf sur dix souffrent d’affections neuropsychiatriques organiques ou fonctionnelles souvent réactionnelles à leur condition de vie. En institution, 86% des personnes âgées de 75 ans ou plus sont dépendantes, contre 13% des personnes du même âge vivant à domicile. 68% souffrent troubles cognitifs plus ou moins invasifs pour leur entourage immédiat.
Le tarif médian (hébergement + ticket modérateur dépendance), calculé par la CNSA, de 1.949 € par mois, représente l’équivalent de 114% du revenu mensuel moyen d’un retraité, avant aides sociales.

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