VIVATECH 2019

La santé numérique s’est donnée rendez-vous à VivaTech du 16 au 18 mai dernier, salon des innovations technologiques et des start-up. L’occasion de rencontrer les entrepreneurs qui dessinent la santé de demain.

De même que les années précédentes, la santé a occupé une place de choix parmi les milliers d’exposants et intervenants venus présenter leurs projets et réalisations numériques. Pendant trois jours, les visiteurs ont pu découvrir des centaines d’innovations destinées à améliorer les parcours de soins et l’expérience patient. Premier domaine représenté, celui de la télémédecine, avec la présence de plusieurs jeunes sociétés recherchant de la visibilité et des partenaires financiers, comme DoctoConsult (plate-forme de visio-consultation destinée à la psychiatrie, la nutrition et l’addictologie), Qare (téléconsultation en entreprise) et Tessan (cabines de téléconsultation proposées aux pharmaciens d’officine). Autre domaine phare, celui des objets connectés à usage de télésurveillance et de monitoring des pathologies chroniques. Outre le français Withings (montres, bracelets, balances, capteurs pour le sommeil et la tension artérielle…), citons les deux start-up Nimb et Skylabs, qui proposent des bagues connectées permettant d’alerter en cas de crise cardiaque, d’hypoglycémie ou de chute. Des dispositifs destinés notamment aux personnes âgées. Dans les domaines de l’optique et de l’audiologie connectées, plusieurs Medtech sont venues présenter leurs dispositifs médicaux, comme Acustis (audioprothèses) et Ellcie Healthy (lunettes munies de capteurs permettant de prévenir les chutes et l’endormissement au volant ; ces lunettes sont actuellement distribuées dans le réseau Optic 2000 sous la marque Prudensee®).
Autre marché où l’innovation mérite d’être soulignée : celui des bandeaux de sommeil connectés, avec les deux solutions françaises présentées par la start-up Dreem (dont J&J et la BPI sont récemment entrés au capital) et le laboratoire Urgo. Ce dernier vient de lancer Urgonight®, une solution d’entraînement cérébral destinée à améliorer la qualité du sommeil, récompensée aux CES 2019 Innovation Awards. Ce nouveau dispositif est issu d’une technologie utilisée dans les centres du sommeil.
Et bien sûr les nombreuses sociétés spécialisées dans l’IA venues présenter leurs applications dans la santé : medicus.ai (automatisation et interprétation des résultats de biologie médicale), Anamnèse (logiciel permettant d’enregistrer ses habitudes de vie et ses symptômes, en prévision d’une consultation médicale) ou Observia, qui travaille avec le groupe Sanofi au développement d’une plate-forme algorithmique d’accompagnement en officine de patients souffrant de maladies chroniques…

Des laboratoires pharmaceutiques peu nombreux mais présentant des projets ambitieux
Outre le soutien à 24 start-up de la e-santé (dont Kap Code, Observia, Tessan, Yuni, Anamnèse…), le leader français de la pharmacie s’est distingué en participant au TechCrunch Hackathon, en partenariat avec Cegedim et IBM. Objectif : identifier en deux jours des solutions de médecine prédictive et personnalisée. Autre Big Pharma présente, le suisse Novartis, qui a profité de VivaTech pour annoncer l’ouverture en France de son deuxième hub numérique, Biome, tourné vers les nouvelles technologies, le Big data et l’exploitation des données cliniques.

Enfin, les GAFAM étaient bien sûr présentes. Parmi les projets santé les plus innovants et les plus spectaculaires, citons le casque de réalité mixte HoloLens 2 de Microsoft, doté d’un ordinateur holographique qui fait apparaître, dans le monde physique, des objets en 3D, avec lesquels on peut interagir. Cette solution devrait être utilisée d’ici 5-10 ans par les services d’urgence médicale, les équipes chirurgicales et les concepteurs de blocs opératoires. Parmi les autres usages de la réalité mixte soutenus par Microsoft, une mention spéciale revient à la solution Hol’Autisme, destinée aux jeunes autistes pour leur permettre d’acquérir des habilités sociales.

Autres projets présentés à Vivatech dans le domaine de la santé et de la prévention : 
– Autre projet d’envergure présenté par Microsoft : l’application Seeing AI, destinée aux personnes aveugles et malvoyantes. Cette solution leur décrit l’environnement dans lequel elles se situent afin de les aider à mieux l’appréhender (commentaires de l’environnement grâce à la caméra du smartphone). L’appli permet de zoomer sur un objet en particulier, de lire un texte sur un document ou sur l’appareil photo du mobile. 
Le groupe américain a aussi présenté le projet Premonition, qui consiste à utiliser des drones pour attraper des moustiques et les équiper de capteurs permettant d’analyser les agents pathogènes qu’ils transportent. L’objectif est de prévenir l’apparition ou le développement de maladies infectieuses (Zika, Ebola, Chikungunya, MERS).

– Le Health & Well-being Experience de l’équipementier automobile Valeo : des capteurs mesurent et analysent l’état émotionnel du conducteur. L’objectif est de le (re)placer dans un contexte de bien-être pour diminuer le stress et rétablir le niveau de vigilance nécessaire à une conduite sécurisée (adapation de la lumière, des odeurs, de la température de l’habitacle, etc.). Valeo s’est associé à une start-up pour développer ces capteurs qui permettent de mesurer les rythmes cardiaque et respiratoire du conducteur. Autre initiative intéressante présentée par l’équipementier : le partenariat avec G7 qui a équipé de capteurs 20 taxis parisiens pour qu’ils mesurent le niveau de particules fines dans l’atmosphère. Là aussi, l’objectif est de protéger le conducteur et son véhicule, en actionnant la fermeture du volet de recyclage pour éviter d’encrasser le filtre à air. Une cartographie des zones les plus polluées de Paris et de la région parisienne pourra être élaborée au fur et à mesure de l’équipement des véhicules, permettant ainsi d’envoyer des messages d’alerte. 

– l’AP-HP a annoncé l’expérimentation d’un projet de livraison d’échantillons médicaux par drones, en partenariat avec Atos et Azur Drones. Ces livraisons se feront entre établissements du groupe hospitalier parisien. 

– La start-up Sweepin propose un service d’accueil et de guidage aux patients fréquentant un établissement hospitalier. Grâce à ce système de géolocalisation, l’appli de l’hôpital permet de transmettre des informations sur ses rendez-vous et guide pas à pas jusqu’au service où ont lieu la consultation ou l’intervention. 

Lili smart édite des solutions digitales pour les assureurs, hôpitaux, laboratoires, acteurs du maintien à domicile des personnes âgées.

Ullo a présenté Inner Garden, une thérapie douce reposant sur un mécanisme de réalité étendue, destinée aux personnes souffrant de troubles cognitifs (Alzheimer, TSA, TDAH…) afin de les aider à réguler leur anxiété. 

– Docteur House est un projet développé par Sodexo et le cabinet de conseil Bengs. Il s’agit d’une plate-forme de services destinée à aider les professionnels à installer leur maison de santé (démarches administratives, étude d’opportunité, plan de financement, gestion du projet immobilier, aide à l’élaboration du projet de santé, logistique du cabinet…). La plate-forme centralise l’ensemble des informations et des services auxquels peuvent accéder les cabinets médicaux et les PS. 

– Invitée du groupe LVMH et récompensée par le Prix Clémentine Veuve Clicquot, Anaïs Barut est venue présenter les derniers développements de Damae Medical, une start-up qu’elle a confondée en 2013 avec deux associés. Cette jeune société développe un microscope issue d’une technologie développée par le CNRS, qui s’applique directement sur la peau afin de diagnostiquer les cancers de la peau.


Article vu sur Les Echos https://www.lesechos.fr/ , rédigé par Hélène CHARONDIERE Hélène CHARRONDIERE

10ème édition de la Journée Nationale des Innovations Hospitalières

La Journée Nationale des Innovations Hospitalières fête ses 10 ans!

Initialement destinées à l’évaluation des technologies de santé couteuses, les Journées Nationales d’Innovations Hospitalières – JNIH se veulent à présent un forum de rencontre des différents acteurs sociaux concernés par la recherche et les soins hospitaliers. Financement de dispositifs médicaux,  télémédecine, objets connectés…. Les JNIH ont su accompagner les thématiques clés autour des innovations hospitalières ayant lieu au cours des 10 dernières années.

Pour fêter ses 10 ans, la programmation de la JNIH 2019 sera centrée autour de la thématique « Professionnels de santé et patients 2.0: Des métiers nouveaux pour des organisations innovantes ». Une journée consacrée au partage d’expériences autour des nouveaux métiers issus de l’innovation  hospitalière, des organisations innovantes au cœur du parcours de soins, mais aussi, du rôle du patient-expert dans le cadre de l’évaluation de technologies de santé. Ainsi, tous le professionnels de santé, les représentants de patients et d’autres acteurs sociaux engagés dans les soins hospitaliers sont les bienvenus.

Cette année, l’organisation de la journée sera assurée par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), en partenariat avec le Réseau Innovation.

Public Concerné

  • Professionnels de santé
  • Associations de patients
  • Agences nationales et régionales de santé
  • Industries de santé

Thèmes spécifiques

  • L’attractivité à l’hôpital
  • Parcours hôpital-ville
  • Approches méthodologiques pour les études cliniques utilisant des données de vie réelle
  • Les nouveaux métiers de soins
  • L’expérience patient

Inscription gratuite mais obligatoire.

Contact: jnih.2019@aphp.fr

Ghislaine Alajouanine : Il faut déployer une force d’intervention et d’appui à la télésanté dans les territoires

PARIS (TICsanté) – Alors que 118 élus ont interpellé le gouvernement dans une tribune publiée le 5 mai par le Journal du dimanche (JDD) sur les déserts médicaux et ont déploré le déploiement poussif de la télémédecine, Ghislaine Alajouanine, présidente du Haut conseil français de la télésanté et de l’Académie francophone de télémédecine et e-santé a appelé à un « Plan Marshall » pour la télémédecine avec la création d’une « force d’intervention et d’appui à la télésanté dans les territoires ».

TICsanté.com: Le 2 mai lors d’une audition au Sénat, vous avez dénoncé une mise en œuvre « complexe et lourde » de l’avenant n°6 relatif à la télémédecine. Pour quelles raisons? Quelles mesures pourraient être prises pour simplifier les choses pour les médecins comme pour les patients?

Ghislaine Alajouanine (photo): Sur le sujet de la télémédecine, je demande au ministère un arrêt sur image, il faut passer à une phase de « concrétude ». Sur le terrain, la mise en œuvre de la télémédecine est complexe et lourde parce que l’avenant n°6 contient encore trop d’exceptions, la réglementation est trop restrictive. Par exemple, on ne peut pas faire de la télémédecine dans une camionnette équipée qui passerait de ferme en ferme pour soigner leurs habitants, c’est interdit par l’article R.4127-74 du code de la santé publique qui qualifie cela de « médecine foraine ».

Comme je l’expliquais devant le Parlement, pour que la télémédecine soit efficiente, il faudrait lever ces exceptions et pour l’exemple de la médecine foraine, réécrire l’article R.4127-74 du code de la santé publique qui n’est plus adapté. Pour certaines spécialités, comme l’ophtalmologie par exemple, il faudrait autoriser les ophtalmologues à installer un rétinographe dans une camionnette et passer voir les patients âgés qui ont besoin de faire un fond d’œil et qui vivent dans des zones sous-denses. Les déserts médicaux sont souvent des déserts de patients et des déserts économiques, il faut tenir compte de tout cela.

Justement, pour pallier le déploiement « poussif » de la télémédecine, vous appelez à un « Plan Marshall », quelle forme pourrait-il prendre? Comment pourrait-on le financer?

G.A.: J’appelle à la mobilisation générale, il faut décréter que chaque citoyen, partout sur le territoire, même dans les zones sous-denses, doit pouvoir obtenir une réponse médicale en moins de 20 minutes. Ce « Plan Marshall » pourrait prendre la forme d’une « force d’intervention et d’appui à la télésanté dans les territoires » pilotée par une organisation transversale interministérielle placée sous la houlette du Président de la République et du Premier ministre, avec un conseil de surveillance parlementaire.

Cette sorte de « GIGN » de la télésanté pourrait faire remonter les problèmes liés à l’accès aux soins dans les territoires au gouvernement, qui pourra alors y répondre en tenant compte des spécificités de chaque territoire et intervenir urgemment. Pour le financer, il y a déjà une piste: supprimer ce « tour de France de l’e-santé », prévu dans la feuille de route pour le numérique en santé présentée par la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, le 25 avril dernier.

Qui ne sait pas encore ce qu’est l’e-santé? Est-il vraiment pertinent de mettre de l’argent public dans ce type d’initiative? Les patients n’attendent pas un « tour de France de l’e-santé », ce financement serait plus utile pour favoriser l’accès aux soins dans les territoires.

Plusieurs élus locaux ont signé le 5 mai une tribune dans le JDD pour presser le gouvernement d’agir sur les déserts médicaux. Quel peut être le rôle des collectivités locales et de leurs élus dans le déploiement de la télémédecine?

G.A.: Les élus locaux assurent une mission de maillage territorial qui est la clé pour déployer la télémédecine. L’égalité dans l’accès aux soins est une grande cause nationale et toutes les collectivités locales sont concernées, elles doivent mener cette mission à bien et répondre aux besoins des citoyens qu’elles représentent.

Par exemple, un député a forcément des « zones en danger », des déserts médicaux, sur le territoire de sa circonscription: c’est à lui d’aller voir les maires de ces zones et d’échanger avec eux sur les besoins des citoyens. Il pourrait ensuite faire remonter les inquiétudes de ces habitants au niveau national et faire intervenir notre force spéciale d’appui à la télésanté. La France a d’excellents professionnels de santé, elle sait faire de la télémédecine, ce qui manque c’est le bon sens général.

Vous êtes présidente de l’Académie francophone de télémédecine et e-santé. Comment s’est mise en place cette structure? Sur quoi travaille-t-elle et comment peut-elle contribuer à faire bouger les choses?

G.A.: Nous avons lancé cette académie en décembre 2018, nous sommes allés chercher les précurseurs sur la question de la télémédecine et aujourd’hui nous travaillons sur plusieurs projets. Le Pr Philippe Arbeille travaille notamment sur un projet de télé-échographie pour la Nasa, pour rendre cela applicable depuis la station spatiale internationale (ISS). Nous travaillons également étroitement avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

En septembre, nous procéderons aux pré-sélections pour la remise du premier grand prix de la télémédecine, prévue le 28 novembre. Le jury est inédit puisqu’il sera constitué du Président de l’Académie Nationale de Médecine, le Pr Emmanuel-Alain Cabanis, et des membres du bureau de l’Académie francophone de télémédecine et e-santé. Les projets sélectionnés devront répondre à l’exigence de « concrétude », c’est-à-dire qu’ils doivent être applicables sur le terrain et être exportables.

Par ailleurs, nous récompenserons un prix « coup de cœur ». Il sera, lui, remis lors du 12e congrès de la Société française de télémédecine (SFTéléméd) qui se tiendront les 3 et 4 décembre. De façon générale, notre but est de banaliser la télémédecine par tous les moyens possibles.

Wassinia Zirar Wassinia.Zirar@apmnews.com

Seniors : les émotions négatives peuvent affecter votre santé !

Selon une étude de l’université Concordia de Montréal, publiée dans la revue « Psychology and Aging », les seniors qui se mettent souvent en colère sont davantage exposés au développement de maladies chroniques, d’autant plus s’ils sont âgés de plus de 80 ans.

La colère et les émotions négatives en général néfastes pour la santé des aînés
Toutes les émotions affectent notre organisme, d’une façon ou d’une autre. Tandis qu’il a été scientifiquement prouvé que les émotions positives, comme la gratitude, offraient des effets bénéfiques sur la santé, les émotions négatives pourraient, quant à elles, avoir des effets dévastateurs.

Des scientifiques canadiens se sont penchés sur le sujet et ont découvert que les personnes âgées qui se fâchaient fréquemment souffraient davantage de maladies chroniques que celles qui conservaient leur bonne humeur.

Pour en venir à ces conclusions, ils ont observé le mode de vie de 200 habitants de Montréal, âgés de 59 à 93 ans, ont prélevé des échantillons de leur sang et les ont interrogés sur la fréquence de leurs épisodes dépressifs et de l’apparition d’émotions négatives et de crises de colère.

« Nous avons découvert que les personnes âgées qui avaient des crises quotidiennes de colère, souffraient très souvent d’inflammations et de maladies chroniques, s’ils avaient plus de 80 ans », a précisé Carsten Wrosch, membre de ce groupe de recherche.

Les réactions biochimiques mises en cause :
Un excès de colère entraînerait une série de réactions biochimiques, la libération soudaine de substances qui augmenteraient le rythme cardiaque et de la tension artérielle des personnes âgées. Selon l’étude, ce phénomène s’expliquerait par une diminution de l’activité physique : « Quand on vieillit, on ne peut souvent faire des choses qui étaient auparavant faciles à faire. De plus, de nombreuses personnes âgées perdent leurs époux ou épouses, elles commencent à bouger moins, s’irritent souvent et se mettent en colère. Nous avons étudié que cela peut entraîner des maladies chroniques », a affirmé Meaghan Barlow, également de l’université Concordia de Montréal.

Pire, la colère chronique pourrait augmenter le risque de démence. En effet, au cours d’une étude, des seniors présentant un degré important de méfiance cynique se sont révélés avoir un risque 2,5 fois plus élevé de développer une démence, que ceux dont le degré était moins élevé.

Cette nouvelle découverte Canadienne rejoint donc cette recherche et prouve que les émotions négatives, et le cynisme en particulier, sont des facteurs de mauvaise santé. Toutefois, le problème n’est pas réellement l’émotion, mais la façon dont on parvient à la réguler. Les émotions sont le reflet de la vie. Encore faut-il savoir les maîtriser…

Merci au site SilverEco de cette information https://www.silvereco.fr/

Aux USA, les aidants familiaux effectuent des tâches médicales / infirmières complexes

Les aidants familiaux fournissent traditionnellement une assistance pour la toilette, l’habillement, la restauration et les tâches ménagères telles que les achats et la gestion des finances.

Bien que ceux-ci restent d’une importance cruciale pour le bien-être des bénéficiaires de soins, le rôle des aidants familiaux s’est considérablement élargi pour inclure l’exécution de tâches médicales du type et de la complexité autrefois réservées aux hôpitaux, aux maisons de retraite et aux professionnels des soins à domicile. Ce changement s’est produit en raison de la prévalence de maladies chroniques dans une population vieillissante, des pressions économiques pour réduire le nombre de séjours à l’hôpital et de la croissance de la technologie domestique.

Voici les résultats d’une étude réalisée par l’AARP aux USA.

Les aidants familiaux effectuent des tâches médicales / infirmières complexes

Les tâches médicales / infirmières les plus courantes étaient la gestion des médicaments (78%), l’aide pour les appareils d’aide à la mobilité (43%), la préparation d’aliments pour des régimes spéciaux (41%) et le soin des plaies (35%). ). Même si le nombre d’aidants familiaux déclarant opérer du matériel médical, tels que des ventilateurs mécaniques et des systèmes d’alimentation par sonde, était faible (14%), 49% ont déclaré que c’était difficile à faire. Ces aidants familiaux effectuent des tâches dans un environnement familial qui mettrait au défi même les professionnels chevronnés. Les aidants sont responsables de la gestion complexe des médicaments.

De nombreux aidants familiaux ont géré la gestion des médicaments.

Trois aidants familiaux sur quatre (78%) qui effectuaient des tâches médicales / infirmières, gèrent les médicaments, y compris l’administration de liquides intraveineux en injection. Près de la moitié administrait de cinq à neuf médicaments sur ordonnance par jour.

La gestion des médicaments serait plus difficile, car elle prenait beaucoup de temps, suscitait l’inquiétude de faire une erreur et que certains bénéficiaires de soins ne coopéraient pas.

La plupart des aidants familiaux ont appris à gérer eux-mêmes au moins une partie des médicaments. Malgré les fréquentes visites aux services d’urgence et les séjours à l’hôpital, peu de soignants membres de la famille ont déclaré avoir reçu de l’aide ou une formation de la part de professionnels de la santé.

Les formations sont limitées aux soins souvent difficiles des plaies

Plus du tiers (35%) des aidants familiaux qui effectuaient des tâches médicales / d’allaitement ont déclaré effectuer des soins des plaies tels que des soins de stomie et des changements de pansements postopératoires.

Bien que moins de soignants s’occupent des soins des plaies que de la gestion des médicaments, un pourcentage plus élevé d’entre eux (66%) ont déclaré qu’il était difficile en raison de la peur de se tromper et du malaise suscité par le degré d’intrusion physique requis.

Les soignants membres de la famille qui ont jugé les soins de la plaie difficiles ont reçu plus de formations de la part des professionnels de la santé que ceux qui s’occupaient de la gestion des médicaments. Environ un tiers ont déclaré avoir suivi une formation dispensée par une infirmière ou un médecin de l’hôpital et un quart, par une infirmière à domicile, mais la plupart n’ont reçu aucune formation pour effectuer ces tâches.

Quatre aidants membres de la famille pratiquant le soin des plaies pensent qu’une formation plus poussée les aiderait.

Les aidants familiaux ont le sentiment de ne pas avoir le choix

Plus de la moitié (57%) des aidants familiaux qui ont déclaré se sentir obligés d’assumer des tâches médicales ou infirmières ont déclaré qu’ils n’avaient pas le choix.

Parmi eux, beaucoup (43%) estimaient avoir une responsabilité personnelle (personne d’autre ne pouvait le faire ou l’assurance ne le couvrirait pas). Et certains ont cité des pressions exercées par le bénéficiaire de soins (12%) ou un autre membre de la famille.

La plupart des bénéficiaires de soins ne reçoivent pas de visites à domicile de professionnels de la santé

La plupart des bénéficiaires de soins (69%) n’ont pas reçu de visites à domicile d’un professionnel de la santé. Parmi ceux qui ont eu des visites à domicile, environ sept sur dix ont été visités par une infirmière. Vingt-sept pour cent des aidants naturels n’ont déclaré aucune aide supplémentaire à domicile.

Les aidants familiaux jouent souvent le rôle de coordonnateurs des soins primaires

Les aidants familiaux de personnes atteintes de maladies chroniques ont souvent servi de coordonnateurs des soins. Plus de la moitié (53%) des aidants familiaux qui ont effectué des tâches médicales / infirmières ont coordonné les soins.

Très peu d’aidants familiaux (3%) ont déclaré avoir travaillé avec un responsable de soins d’une compagnie d’assurance ou d’un programme gouvernemental, ou avoir embauché un responsable de soins gériatriques privé.

L’exécution de tâches médicales / infirmières peut empêcher le placement en maison de soins infirmiers

Les aidants familiaux qui effectuaient des tâches médicales / infirmières avaient plus tendance à croire qu’ils apportaient une contribution importante, principalement en empêchant le placement en maison de soins infirmiers (51%).

Plus ils accomplissaient de tâches médicales / infirmières, plus ils étaient susceptibles de signaler cet effet positif.

La qualité de vie est affectée

Les aidants familiaux effectuant des tâches médicales ou infirmières étaient plus susceptibles de déclarer se sentir stressés et inquiets de faire une erreur. Ils étaient également plus susceptibles d’indiquer avoir eu à parler à autant de professionnels de la santé et de fournisseurs comme source de stress.

Plus de la moitié ont déclaré se sentir déprimés, déprimés ou sans espoir au cours des deux dernières semaines, et plus du tiers ont déclaré avoir une santé passable ou mauvaise. Ces impacts négatifs ont augmenté avec le nombre de maladies chroniques des bénéficiaires de soins.

Information lue sur www.marchedesseniors.com — 18/05/2019