Révolutions de l’information: comment la technologie a tué le cyberflâneur

Voilà un article à lire ! … Comment notre monde a basculé vers l’immatériel et le digital, et comment ces dernières années ont transformé les comportements. Quelles conséquences pour l’avancée en âge !!??

La technologie a produit plusieurs révolutions de l’informationLa recherche par mots-clés a consacré la logique utilitaire. Puis sont venus Facebook et le smartphone pour enterrer la navigation aléatoire, la sérendipité.

L’internaute ne subit plus l’agenda des informations descendantes en provenance des médias traditionnels (presse, radio, télé, web). Depuis les années 2000 et l’apparition des moteurs de recherche, AltaVista d’abord, détrôné vite par Google, il opère ses propres choix. Désormais il va chercher les informations qui l’intéressent sur des sujets et des préoccupations personnelles.

Avec la recherche web s’est développé un usage beaucoup plus fonctionnel d’Internet. Fini les déambulations et la flânerie web. Désormais, on va directement sur la page qui nous intéresse et qui correspond à notre besoin précis: “mal de dos”, “vélo électrique” etc.

Du moins en partie, tant il reste vrai que les médias traditionnels continuent d’influencer les recherches des utilisateurs. Il suffit de voir les requêtes qui suivent la diffusion des grands événements relayés dans les médias. Sans parler des shows télé populaires qui engendrent autant d’intérêt sur Google ou les réseaux sociaux (voir les “trending topics” de Twitter).

Le mot clé, par son efficacité redoutable, a tué le cyber-flâneur. On le voit aussi dans l’importance déclinante de la page d’accueil que dans le trafic des sites web. Depuis 2012-2013, la vraie page d’accueil des sites est l’article. Cela s’est encore accentué avec l’irruption des réseaux sociaux, car on ne partage pas le lien d’un site, mais bien celui d’un contenu précis.

Et cela ne risque pas de s’améliorer car Google fait tout pour nous dispenser de cliquer. En aspirant les informations clés dès la première page de résultat (les fameux “snippets” de contenus de Google), le géant de la recherche phagocyte bel et bien les sites de contenus qui perdent de plus en plus de visites.

Le partage de notre temps digital …

Ce qu’on gagne en efficacité, on le perd en ouverture 

Quant aux réseaux sociaux, c’est pareil, ils favorisent via leur algorithme les contenus “natifs” qui font rester les utilisateurs dans leur environnement. Les photos et vidéos sont uploadées directement sur Facebook, les infographies sont publiées sans lien pour augmenter le “reach” (la portée) de la publication. Le clic se meurt et les plateformes s’en frottent les mains, au grand détriment des sites de contenus qui monétisent de moins en moins bien leur travail.

Facebook et Google captent 79% des budgets publicitaires sur Internet, comme le montre le rapport 2018 de l’Observatoire de la publicité.

Mais voilà qui est positif: on perd moins de temps, puisqu’on accède directement à ce qui nous intéresse!

Oui, c’est un progrès technique considérable de pouvoir accéder rapidement à l’information pertinente par mots clés. Quel temps et quelle énergie j’eusse gagné étudiant, si j’avais pu accéder à la jurisprudence par mot-clé, plutôt qu’en me tuant les yeux et le dos à compulser des grimoires de Gazettes du palais, sans être sûr de ne pas passer à côté d’une page importante.

Toutefois, ce que l’on gagne en efficacité, on le perd en ouverture.

Terminé les balades interminables dans les encyclopédies qui repoussaient de plusieurs heures la réalisation de nos exposés.

Au revoir les annuaires de classement des sites Yahoo, qui par leur inégale efficacité, nous forçaient à fureter, explorer, voyager…

Fini la découverte inopinée d’un article intéressant  –et sans aucun rapport avec l’actualité du jour qu’on était venu chercher– via la page d’accueil.

Le mot-clé enferme dans nos propres recherches, là où les réseaux sociaux nous enferment dans nos goûts.

La caisse de résonance sociale des réseaux

La 2e révolution de l’information que nous vivons est bien liée aux réseaux sociaux qui modifient fortement les modes de distribution des actualités.

Les algorithmes sélectionnent pour nous les informations susceptibles de nous plaire d’une part, en fonction de ce que l’on a précédemment cliqué, aimé, partagé ou commenté. Mais d’autre part, ils nous proposent en priorité ce qui a suscité l’interaction de nos amis, ce qui crée cette caisse de résonance sociale ou ces fameuses “bulles de filtres” dénoncées par Eli Pariser.

Quand ils ne nous recommandent pas volontairement des contenus faux, pour doper l’usage, si l’on en croit cette édifiante confession du créateur de l’algorithme YouTube!

La simplification liée au déluge permanent d’infos via le mobile 

3e révolution dans nos modes de s’informer: le smartphone qui s’est développé en interaction forte avec l’usage des réseaux sociaux. Quelle activité pratiquons-nous surtout sur notre mobile? On se socialise, d’abord par la conversation orale, ensuite via les réseaux sociaux (cf: le rapport Comscore 2017).

Nous sommes donc sollicités désormais partout et tout le temps par ces pushs d’information. Cela accentue l’embouteillage sur notre attention et poussent médias et producteurs de contenus à déformer les angles et les titres pour nous faire cliquer et nous retenir quelques secondes.

On assiste bien souvent à une simplification des questions pour gagner en impact, là où il faut du temps pour comprendre la complexité d’un sujet.

Il y a donc un paradoxe assez surprenant: la technologie a permis l’explosion des sources d’information et de contenus via Internet. Pourtant, c’est elle qui rétrécit aujourd’hui notre horizon informationnel.

Du moins pour la majorité des non-experts de l’information qui utilisent, eux, des outils ultra-puissants: flux RSS, listes Twitter, newsletters automatisées et autre robots fureteurs personnalisés (ex.Flint). Une fois de plus, les technologies accentuent de fait les inégalités socio-culturelles.

Restent deux solutions pour corriger cela: améliorer la culturelle générale et l’éducation aux médias à l’école d’une part (vaste sujet!) et d’autre part, améliorer la qualité du service public d’information, non pas gratuit, mais payé par la solidarité nationale: l’impôt.

Un sujet là aussi compliqué car il faut éviter deux écueils: l’élitisme, qui réserverait le service public aux plus instruits, et la démagogie qui vise trop bas et entretient le public dans sa médiocrité. Hervé Bourges ex-président d’Antenne2 et FR3, résumait cela avec “populaire et de qualité”.

Sur ce point, je crois qu’au delà de la ligne éditoriale plus ou moins ”haute du front”, ce sont les formats qu’il faut travailler en jouant au maximum la pédagogie et le ludique intelligent, sans tomber dans le story-telling déformé. Et ce, sur les canaux numériques autant que traditionnels.

L’expert :

Cyrille Frank (@cyceron) est Journaliste, formateur, consultant – Co-fondateur de Askmedia (quoi.info, Le Parisien Magazine, Pôle dataviz). Formateur aux techniques rédactionnelles plurimédia, au marketing éditorial, au data-journalisme. Consultant en stratégie éditoriale : augmentation de trafic, fidélisation, monétisation d’audience. – Usages des réseaux sociaux (acquisition de trafic, engagement…). Auteur de Mediaculture.fr. Directeur de l’ESJ-Pro Media Paris.

Lu sur FrenchWeb http://www.frenchweb.fr

Rendez-vous à Angers !

Du 1 au 4 octobre, un large panel d’événements seront proposés au grand public comme aux professionnels pour faire un état des lieux complets du domaine de la Silver Economie !

Profitez de cette occasion pour mettre à niveau vos connaissances et apprendre les innovations de mieux en mieux adaptées aux usagers. Le respect des individus et la vision future du domaine sera également abordée !

La SFTAG se doit d’être présente à ces journées !

Les enceintes connectées au secours des personnes victimes d’une crise cardiaque

En France, près de 120 000 infarctus du myocarde surviennent chaque année, avec des conséquences particulièrement graves, puisque 10% des victimes décèdent dans l’heure qui suit et le taux de mortalité à un an s’élève à 15%, selon l’Inserm. Dans ce contexte, une prise en charge rapide est indispensable pour améliorer les chances de survies des personnes victimes d’une crise cardiaque. Pour y parvenir, des scientifiques misent sur l’apport des nouvelles technologies et des chercheurs de l’Université de Washington croient beaucoup au potentiel des enceintes connectées pour détecter les symptômes d’un infarctus et ainsi donner l’alerte avant qu’il ne soit trop tard.

Concrètement, les scientifiques américains ont développé un algorithme à destination des enceintes connectées comme Amazon Echo, voire même des smartphones, qui permet de détecter une respiration irrégulière, qui laisserait présager une crise cardiaque imminente. L’intelligence artificielle conçue par les chercheurs de l’Université de Washington vise en effet à déceler une respiration agonale, c’est-à-dire haletante et laborieuse, qui est l’un des symptômes les plus fréquents d’une crise cardiaque. Si l’algorithme identifie ce type de respiration, typique d’une personne victime d’un infarctus, il est alors en mesure d’alerter les secours pour prendre en charge la personne dans les plus brefs délais. 

Une IA performante dans 97% des cas 

Pour démontrer l’efficacité de ce dispositif, l’équipe américaine a testé son algorithme à partir de 162 appels d’urgence reçus par le service médical d’urgence de Seattle entre 2009 et 2007. A cette base de données audio, les chercheurs ont également ajouté près de 83 heures de bruits normaux, comme des ronflements et des apnées du sommeil, ainsi que des bruits de fond supplémentaires, reproduits à différentes distances, à l’image d’un chien qui aboie ou une voiture qui klaxonne, pour que l’outil puisse entendre la respiration dans différents environnements et faire la part des choses parmi des bruits qui n’ont aucun rapport avec une respiration humaine. Tous ces sons ont été capturés sur plusieurs appareils, notamment l’assistant vocal Amazon Alexa et les smartphones iPhone 5s et Samsung Galaxy S4.

A l’issue de ces tests, il est apparu que le système développé par les chercheurs avait été capable de détecter la respiration agonale dans 97% des cas lorsque que l’appareil était placé à six mètres de la source du son, selon le npj Digital Medicine. Si l’expérience menée est encourageante, elle impose cependant aux chercheurs d’améliorer leur algorithme pour éviter d’alerter inutilement les secours. En effet, durant les tests, les ronflements, les bruits issus de l’apnée du someil et les bruits ordinaires en train de dormir ont été confondus avec la respiration agonale dans 0,2% des cas. Les chercheurs vont donc s’atteler à réduire le taux de faux positifs. 

Amazon Echo, cheval de Troie publicitaire ?

L’équipe de l’Université de Washington réfléchit à la mise en place d’un système de surveillance continue dans la chambre à coucher pour examiner en permanence la respiration de la personne. Un tel concept suscite des inquiétudes sur la protection de la vie privée des propriétaires d’enceintes connectées. Ces craintes sont d’autant plus justifiée qu’Amazon a reconnu plus tôt cette année avoir transféré des clips audio enregistrés sur Amazon Echo à des employés pour améliorer les capacités de reconnaissance vocale de ses enceintes connectées. De plus, le groupe de Jeff Bezos est accusé de ne pas en faire le nécessaire pour protéger les données personnelles des enfants utilisant l’enceinte Echo Dot Kids

Par ailleurs, Amazon suscite des inquiétudes avec son projet pour développer un bracelet connecté capable de reconnaître les émotions humaines. Un tel produit permettrait non seulement au géant américain de faire une percée dans le secteur de la santé, mais surtout d’affiner sa stratégie de ciblage publicitaire. La publicité en ligne fait partie des activités les plus dynamiques d’Amazon au premier trimestre 2019. Le chiffre d’affaires de son activité publicitaire reste inférieur à celui de son activité cloud(7,7 milliards de dollars au premier trimestre, +40%). Mais il a augmenté de 34%, à 2,7 milliards de dollars au premier trimestre. Une bonne forme qui semble indiquer que la publicité devient de plus en plus importante pour la croissance d’Amazon. Ainsi, les enceintes connectées et les «wearables» seraient des outils publicitaires redoutables, car présentés comme des produits facilitant votre quotidien, et peut-être bientôt capables de sauver des vies.

Via FrenchWeb http://www.frenchweb.fr

Urgence Docteurs pour simplifier la consultation médicale à domicile

Urgence Docteurs, start-up spécialisée dans la consultation médicale à domicile, lève 1 million d’euros auprès notamment de Kima Ventures, le fonds de Xavier Niel, ainsi que de Fabrice Grinda de FJ Labs, Tony Jamous de Nexmo, David Amsellem de JohnPaul, et Philippe Oddo, président de la banque Oddo BHF.

Lancé en 2017 par Mike MeimounUrgence Docteurs a développé une application permettant de prendre des rendez-vous médicaux à domicile, ou en téléconsultation depuis peu, tous les jours et à n’importe quelle heure. La start-up précise les délais d’attente ainsi que les prix des consultations à l’avance.

Urgence Docteurs revendique plus d’un million d’euros de chiffre d’affaires depuis son lancement, et plus de 13 000 patients soignés pour 80 médecins actifs. Sur le créneau de la téléconsultation, de nombreuses start-up se sont lancées sur ce marché depuis septembre 2018 et le remboursement de ces prestations par la Sécurité sociale. On peut citer HellocareQare, le Suédois Livi, mais également Doctolib qui a annoncé son lancement sur cette verticale lors d’une levée de 150 millions d’euros en mars dernier

Via cette deuxième levée, qui intervient après un premier tour de table de 350 000 euros en juin 2018, la start-up prévoit de s’étendre en France. «L’objectif de cette levée est de permettre à Urgence Docteurs de continuer à se structurer et d’accélérer son développement à travers les grandes villes françaises», précise Mike Meimoun, CEO d’Urgence Docteurs.

Via FrenchWeb http://www.frenchweb.fr

Un robot au service de la gériatrie

La technologie au service de la santé: un prototype de robot assistant gériatrique est testé en situation réelle à Troyes pour évaluer la santé et la qualité de vie d’une personne âgée dès les premiers signes de perte d’autonomie. Baptisé Clara, ce robot à la voix féminine a permis, depuis fin mai, de réaliser 21 tests chez les patients au Centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelle (CRRF) Cos Pasteur de Troyes.

« Première mondiale dans le domaine de la gériatrie »

« C’est une première mondiale dans le domaine de la gériatrie », assure Karine Lan, chercheuse troyenne en robotique. « L’objectif de l’expérimentation est principalement d’évaluer la performance du robot à effectuer ces tests tout en examinant l’acceptabilité sociale, l’utilisabilité et l’accessibilité de l’interaction humain-robot », précise-t-elle. Le robot, équipé de caméras et de capteurs, permet par exemple d’évaluer la locomotion et les qualités d’équilibre du patient.

« L’hypothèse de recherche examinée est qu’une solution robotique permettrait un gain d’efficacité pour le suivi gériatrique par la collecte de données automatisées, de meilleurs sauvegarde et partage des données sécurisées et une meilleure gestion du temps des soignants », ajoute Karine Lan.

D’autres projets de robot déjà dans les cartons

Clara est le fruit d’un partenariat franco-espagnol qui associe une vingtaine de chercheurs de l’hôpital universitaire Virgen del Rocio de Séville, les universités de Malaga et Carlos III de Madrid, le Living Lab ActivAgeing de l’UTT (Université de Technologie de Troyes) et du CRRF-Cos Pasteur de Troyes.

Fin juillet, Clara retournera à l’hôpital de Séville pour y être amélioré à la suite de l’expérience troyenne. D’autres projets de robot gériatrique sont déjà dans les cartons comme Tiago, un robot aux bras articulés qui pourraient permettre la manipulation de personnes âgés en perte d’autonomie.

« Nous avons également déposé un projet européen pour un robot qui interviendrait dans le champ du social », explique Karine Lan, pour qui « les robots vont devenir un élément du quotidien ».

Via FrenchWeb et l’AFP http://www.frenchweb.fr http://www.afp.fr

Grand Prix de la TéléMédecine

L’Académie Francophone de Télémédecine et eSanté lance le Premier Grand Prix Mondial de la Télémédecine. La conférence AI for Health a été choisie pour accueillir les participants du challenge le 5 Septembre 2019 en Pré-sélection au Palais de Tokyo à Paris à 17H30.

Ainsi, nous invitons les startups ou entreprises remplissant les critères suivants à s’inscrire pour tenter de pouvoir pitcher devant un jury d’experts, présidé par Mme Ghislaine Alajouanine MC Institut de France pour ce grand prix mondial doté de 50,000 euros.

Critères de sélection: -Initiative originale permettant d’optimiser le parcours de santé et de soins des patients et la prévoyance, -Action garantissant l’accès aux soins à tous, -Projet innovant de Télémédecine généralisable et «exportable».

Le Grand Prix Mondial de Télémédecine sera remis au lauréat le 28 novembre 2019 à l’Académie Nationale de Médecine et le Prix « coup de cœur » remis lors du congrès européen de la Société Française de Télémédecine.

Inscrivez-vous ici pour tenter d’être sélectionné : https://lnkd.in/gd-H-Ck

Stéphanie Trang

Director – ​Intrapreneurship ​Program​s​ #DARE LVMH // AI for Health​ European Cluster 

+ 336 59 68 20 74 | twitter : @stephanie_trang

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